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La Planète Mi Otro Mundo fête ses 3 ans October 30, 2009

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74 enfants scolarisés, 7 emplois créés et plus d une trentaine d’ateliers organisés en l’espace de trois ans méritaient bien d’être célébrés.
Le 26 septembre dernier, Mi Otro Mundo fêtait ses 3 ans.

Les 200 parents invités pour l’occasion ont pu profiter des spectacles organisés par les professeurs. Du théâtre pour commencer avec la mise en scène du «Lièvre et de la tortue», suivi de danses traditionnelles et enfin l’hymne de l’école chanté par la chorale.

L’excitation était à son comble lors de la remise des Prix du concours de peinture et une immense fierté habitait les enfants pendant la désormais traditionnelle cérémonie de “los Manitos”.

Enfin, avant de se dépenser lors d’un match de volley ball entre adultes, petits et grands ont savouré l excellentissime «Pollada» de Flore la cuisinière de l’école sans oublier un gâteau d’anniversaire.

Tout le monde s’est d’ores et déjà donné rendez vous dans 3 mois pour la fête de noël.

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Philippe, volontaire de aout à septembre 2009 October 10, 2009

Posted by equipo in : Témoignages , add a comment

Cela faisait quelque temps déjà que je ressentais l’envie de partir loin d’ici, loin de ma ville et loin de mes amis. J’avais besoin de servir les autres pour oublier un peu qui je suis, s’oublier pour mieux se connaître ; un sentiment diffus mais incessant que rien de bon ne m’arriverait tant que je n’aurais pas vu autre chose : une autre vie pour mieux apprécier la mienne, d’autres personnes pour mieux comprendre les hommes, d’autres paysages pour mieux respecter la terre.

Le 13 août dernier, je m’envole vers Lima pour vivre cette expérience. Ma mission sur place : éveiller les enfants de Mi Otro Mundo à la musique, son message, ses valeurs, et l’infini de ses frontières, comme métaphore du potentiel de l’homme. C’est du moins comme ça que j’imagine mes cours avant de partir, la réalité du bidonville change rapidement mes objectifs. Il faut songer que les enfants n’ont jamais appris la musique, et avant de leur ouvrir l’esprit sur ses bienfaits spirituels, il faut les y intéresser, les y accompagner progressivement, les laisser découvrir doucement ce que peut être la musique pour eux. Mon faible niveau d’espagnol au début du séjour m’empêche de dire tout ce que j’ai en tête et que je brûle de leur expliquer, et pour ce qui est de la discipline, heureusement que j’ai Juanita ou Miss Leidy pour m’accompagner, car les enfants les plus âgés sont loin d’être les plus sages. J’arrive néanmoins à canaliser leur attention sur des exercices pratiques : avec ma guitare, je nous accompagne sur des chansons et comptines que les enfants apprennent rapidement et reprennent joyeusement ; avec les petites percussions que j’ai apportées, je leur fais travailler des rythmes plus ou moins simples. Tous n’ont pas le sens de la pulsation, ni ne peuvent chanter juste mais je suis heureux de les voir essayer, leur visage tantôt crispé par la concentration, tantôt éclairé par la fierté d’avoir enfin réussi.

Ces petites victoires me réchauffent le cœur mais me demandent beaucoup d’effort pour les atteindre, et je ressors chaque fois exténué des séances avec les enfants. J’admire les institutrices, qui doivent s’armer d’une patience exemplaire pour affronter ces petits diables tous les matins pendant près de cinq heures. «¡Son terribles!» me dit avec humour et empathie Julia, une des deux fondatrices de l’école, lorsqu’elle me voit sortir de la salle de classe, les yeux au fond des orbites.

Elle et son amie Norma accueillent tellement bien les volontaires qui viennent régulièrement ici, qu’on est presque gêné d’avoir accès à tant de confort dans un quartier aussi démuni que celui de Zapallal. Les plats préparés quotidiennement par Flormila, la cuisinière, vous font voyager d’un bout à l’autre du pays et il n’est pas rare de prendre du poids pendant son séjour à Mi Otro Mundo !

Lorsque la fin du séjour approche, je prends le temps d’enregistrer les chansons que nous avons travaillées avec les enfants, et avec les adultes du quartier, avec qui je passe mes vendredis après-midi pour des cours de musique et de français. Je ne sais pas vraiment comment les remercier tous, les adieux ressemblent plus à des « au revoir », car j’ai déjà envie de revenir, c’est sûr. À l’heure du bilan, et malgré ce que j’ai réussi à enseigner aux enfants, j’ai l’impression que j’ai plus appris qu’eux, et même si je ne souhaite pas rentrer si vite à Paris, je sens que j’y retourne plus mûr et plus serein.

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